La libre littérature française des Amériques







MELI MELO

Au cours de l'automne 2000, des chercheurs américains de l'institut de recherche NEC, à Princeton, ont observé un pulse de lumière sortant d'une petite cellule dans laquelle il n'était pas encore entré. Ce pulse venait tout simplement de dépasser la vitesse de la lumière.
Cette expérience confirme la possibilité de l'existence des tachyons, de curieuses petites particules qui, se déplaçant plus vite que la lumière, bouleverseraient le principe de causalité. Dans notre vie quotidienne, la cause précède toujours l'effet. Un tachyon, qui se déplacerait à une vitesse supérieure à celle de la lumière, inverserait le processus.
Imaginons deux vaisseaux se déplaçant à grandes vitesses dans l'espace. Le pilote du vaisseau A envoie un message au moyen de tachyons au pilote du vaisseau B. Si celui-ci le lui renvoie immédiatement, par le même moyen, le pilote A recevra son propre message avant de l'avoir envoyé. Vous voyez où peut nous conduire ce genre de plaisanterie, tout simplement à la machine à remonter le temps.
À l'institut de recherche NET, a eu lieu, il y a déjà deux ans, la première expérience réussie de remontée du temps !
Certains esprits chagrins me demanderont pourquoi j'ai attendu deux ans pour les informer, ce en quoi ils prouveront qu'ils n'ont rien compris : cette nouvelle, annonce que la notion de temps est réellement devenue relative !

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Un curieux sabir se développe depuis quelques temps sur Internet. Pour donner à leurs messages, écrits en français, une portée universelle, certains sites professionnels remplacent systématiquement, dans leurs textes, tous les " e " accentués par des " i ". Cela donne ceci, pour la publicité d'un éditeur : " la rentrie littiraire ".
Je sais pertinemment que les logiciels en anglais ignorent les accents, mais il y a heureusement d'autres méthodes, qui permettent de les faire apparaître quand même sur un écran anglo-saxon. Sinon, comment plusieurs centaines de lecteurs, de ce vaste monde non français, viendraient-ils quotidiennement s'abreuver de mes nouvelles érotiques ?
Quand les accents manquent sur le clavier, on s'en passe. L'exemple, vu plus haut, devient " la rentree litteraire ", ce qui est quand même plus sympathique !
Pour ma part, je mets au panier, sans autre forme de procès, tous les messages utilisant ce nouveau sabir. C'est ma façon, à moi, de protéger ma langue.

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Un mien cousin (j'en ai juste ce qu'il faut, merci) m'a fait passer un article du journaldunet.com, qui traitait du projet Palladium, de Microsoft. Il y a déjà pas mal de temps qu'on en parle, mais les choses se précisent.
Sous prétexte de sécuriser le cœur de votre P.C., sa partie de mémoire la plus vitale, celle où vous déposerez vos messages les plus polissons ou les plus romantiques, Microsoft envisage purement et simplement d'en prendre le contrôle à distance. C'est à dire que William Gates, dit Bill, pourra lire les dits messages de chez lui (ce qui n'est pas trop grave, cela le rendra peut-être un peu plus humain), mais même les supprimer ou en modifier le contenu.
Il y a longtemps que je soupçonnais cet enfoiré de se prendre pour Big Brother. A présent, j'en suis sûr ! Et comme la technique de ses équipes d'informaticiens est pour le moins hésitante (il suffit de voir comment un simple amateur européen a conçu Linux, un système d'exploitation qui enterre Windows), il faut s'attendre au pire.

Que notre vie soit gouvernée par un ordinateur géant, passe encore, mais que cet ordinateur soit plein de bugs !…

Il y a des fois où je regrette d'être un homme de principe !
Cela me rappelle le gars qui disait : " Je suis pour la suppression la peine de mort, surtout quand elle s'applique à des innocents, mais si cette suppression admettait quelques dérogations de temps en temps, ce serait pas mal ! "

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Dernièrement, un gentil voisin d'origine indienne, je dirai Indo-Guadeloupéen pour simplifier, m'a présenté un fournisseur de la même origine. Le nouvel intervenant était aussi aimable et aussi souriant que le premier. A chacune de nos rencontres, il venait avec sa charmante épouse et avec les bras chargés de beaux fruits.
Au bout de quelques contacts, j'avais un sourire permanent sur les lèvres, qui risquait de tourner au rictus. Il fallait, tous les soirs, que je me donne une paire de gifles devant ma glace, pour mettre mon visage au repos pendant la nuit. Mon Dieu que ces gens d'origine asiatique sont donc civils !
Pourquoi ai-je la forte impression, à présent, d'avoir été roulé dans la farine ? Vous reconnaîtrez, Mesdames, que j'ai fait un effort de politesse, ma première idée avait été d'utiliser une métaphore que liait étrangement le sourire et la glycérine !
Naturellement, je me garderai bien de généraliser et de verser dans le racisme, d'autant moins que ce couple est très sympathique et que je le recevrais encore volontiers chez moi. Mais pour ce qui est de faire des affaires avec lui ou de le conseiller à des amis…
De toute façon, avec de la glycérine des sourires, cela fait beaucoup moins mal !



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