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COMME UNE PLUME AU VENT...

D'après la très sérieuse revue SCIENCES ET AVENIR, les scientifiques commencent à découvrir, avec peu d'enthousiasme, ce que tout un chacun savait déjà depuis fort longtemps : la femme serait de nature infidèle !
Certes, à leur niveau, on parle de femelles, mais la femme est incluse dans cette généralité.

Darwin, aussi naïf que machiste, avait déclaré : " Les mâles sont avides et polygames, les femelles, réservées et monogames ". Voilà un monsieur qui prenait ses désirs pour des réalités !
L'étude des animaux et des humains montre, aujourd'hui, que l'infidélité des femelles est assez systématique, car elle présente des avantages certains pour l'évolution des espèces.

Au niveau humain, une étude d'un laboratoire d'Albuquerque, au Nouveau-Mexique, montre que lorsqu'elles sont fertiles, les femmes fantasment sur d'autres hommes, voire se montrent infidèles.
L'augmentation de la libido des femmes, au moment de l'ovulation, est un phénomène bien connu, depuis fort longtemps. Ce que l'on savait aussi, depuis longtemps également, c'est que ce processus interne ne le rend pas plus désirables aux yeux de leur mâle légitime. La nouveauté vient de la libération des mœurs et de l'émancipation des femmes, qui font qu'elles se tournent de plus en plus souvent vers d'autres hommes, pour évacuer leur surplus de pulsions sexuelles.

Rassurez-vous, Mesdames, cette évolution de vos comportements n'a rien d'immoral, puisqu'elle est cautionnée par de nombreuses observations sur des femelles animales (en particulier chez les primates), qui auraient toutes la même façon d'agir.
La science vous apporte même un argument de poids pour vous justifier auprès de votre compagnon : " La monogamie, c'est le risque de se contenter d'un sperme de moindre qualité ! ". Dites-lui cela et vous verrez qu'il sera tout de suite rasséréné.

Ce qui est grave, dans cette affaire de femmes volages, c'est qu'il a fallu près de deux siècles pour que les scientifiques, généralement de sexe masculin, s'aperçoivent de cette évidente tendance évolutive. C'est naturellement une femme, l'Américaine Sarah Blaffer Hrdy, qui a brisé la première le tabou machiste sur la nature sexuelle féminine.

En conclusion : doit-on envisager de voir notre société évoluer vers la polyandrie ? Ce serait prendre un marteau-pilon pour casser une noisette ! De plus, cela ne résoudrait rien, ces messieurs légitimes risqueraient de ne pas porter tout l'intérêt nécessaire à la dame préoccupée par l'avenir de l'espèce. La loi de l'Évolution ne peut se réaliser pleinement que lorsque le marché potentiel est ouvert sans restrictions !
Alors, une seule alternative : soit, le mâle, quand il détecte les légers changements d'attitudes de sa femelle (vêtements plus sexy, frétillements du croupion…) qui annoncent la période critique, se met à l'œuvre pour combler toutes les espérances de celle-ci, soit, il ferme les yeux et pense fortement que l'avenir du genre humain est en jeu.

… Femme est volage et bien peu sage, qui s'y fit un instant !



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