La libre littérature française des Amériques







LA VAGUE BLEUE…

Quel plus beau titre et quel titre plus approprié pour une chronique de Guadeloupe ! Pourtant, vous avez compris qu'il ne s'agit pas d'évoquer les eaux émeraudes de nos plages, mais plus banalement de parler de politique.

La vague bleue a bien submergé Caloucaera, comme elle l'a fait pour la Métropole. Trois circonscriptions, précédemment à gauche, sont passées à droite. Par contre, la seule circonscription, qui était précédemment de droite, est passée à gauche. ( ?).
Dans la deuxième circonscription, dont dépend le morne Montmain, c'est une femme qui hérite de la cocarde tricolore : Gabrielle Louis-Carabin, la dynamique maire du Moule, nouvellement élue à ce poste.
Il y avait longtemps qu'une femme n'était pas député de Guadeloupe, Gabrielle participe à cette prise de pouvoir par les femmes, que j'ai évoquée à différentes reprises. Mon ami, Blaise Aldo, n'a fait qu'un bien faible score au premier tour, mais qu'importe : Vive Gabrielle ! Vive les femmes de Guadeloupe, qui, lorsqu'elles auront appris à sourire, seront les plus belles du monde !


Record de chaleur sur la Métropole ! Dans notre climat parfaitement régulé, la nouvelle nous laisse de glace (celle du ti-punch !). Pour nous, c'est 30° +/- 2° toute l'année (pour la température maximale). Avec les alizés du morne Montmain, c'est une agréable douceur assurée à l'ombre ventilée du grand navire blanc (hé oui ! Complètement blanc à présent).
Par contre, cousin Casimir, qui est venu me souhaiter la fête des Pères avec sa femme Sylvie (une coutume parfaitement incompréhensible pour un Métro, qui considère que seuls ses enfants et ses petits enfants sont soumis à cette corvée !), me confirmait qu'il fait très chaud quand on travaille au soleil. Je l'avais déjà constaté, par moi-même, bien que ma patronne me permette de me mettre à l'ombre chaque fois que j'en ressens le besoin.
Que ceux, qui taxent les Guadeloupéens de nonchalance, essaient de travailler huit heures d'affilé sous le soleil tropical ! En effet, ici, la journée continue est de rigueur depuis toujours : 6 heures - 14 heures, le repas de midi étant remplacé par un casse-croûte à 10 heures.
Comme le changement d'heure n'est pas pratiqué en été, notre horaire est au moins décalé de 2 heures par rapport au soleil. Dès 9 heures, du matin, le soleil est très chaud. Alors je ne vous dis pas entre 10 et 13 heures !
Heureusement, la saison des pluies semble bien être arrivée ! Il n'y aura donc pas de sécheresse cette année, ni d'automne, par conséquence. La végétation, qui commençait à peine à jaunir, reverdit et repart de plus belle. C'est une bonne chose pour les bouquets géants de marguerites jaunes, dont j'ignore toujours le nom, mais qui agrémentent bien mon jardin par leur exubérante prolifération. Les bougainvilliers, par contre et par esprit de contradiction, demande de la sécheresse pour colorer leurs feuilles. Pas de problème ! Le peu de sécheresse, que nous avons eu, a suffi, ils sont magnifiques et étalent toute la palette de leurs coloris, du jaune au violet le plus dense, en passant par les indigos, les carmins et les roses tendres.


Numéro suivant

Retour à la page index

Retour au Site Portail : caloucaera.net