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LA C.G.T.G ET GAMEDE MEME COMBAT !
NET AVANTAGE POUR LE CYCLONE.



Il y avait longtemps que la Guadeloupe était privée de grèves. Heureusement, l'arrivée de Gamède sur la Réunion semble avoir inspiré les syndicalistes de la C.G.T.G, de l'agence de la Générale des Eaux de Guadeloupe, du secteur de Grande-Terre Sud, installée au pied du morne Montmain. Une fois de plus, personne, de la direction ou du syndicat, ne sait expliquer de façon claire les causes de ce conflit. Quatre jours après les premières coupures d'eau, aucune négociation n'a réellement commencé.

Un préavis de grève, général pour la Guadeloupe, avait été déposé par la C.G.T.G le 12 février, devant prendre effet le 26, pour appuyer le début des Négociations Annuelles Obligatoires de l'année 2007.
En effet, les travailleurs guadeloupéens, de toutes les branches d'activités, ont obtenu que soient tenues systématiquement des négociations annuelles concernant tous les problèmes liés à leur travail et à leurs rémunérations. Cette belle avancée sociale avait pour but d'éviter que des conflits surviennent inutilement, qui auraient pu être réglés par la négociation. En réalité, l'ouverture de ces négociations, rendues obligatoires par le ministère du travail, est généralement précédée par une grève dont l'objectif est d'indiquer la motivation des personnels à voir aboutir de façon positive leurs revendications. Ce qui fait de la grève un mal endémique de la Guadeloupe.

Le 22 février, ne pouvant vraisemblablement pas attendre le 26, le personnel syndiqué à la C.G.T.G, de l'agence de Sainte-Anne, s'est mis spontanément en grève, sans préavis, en raison de décisions contestées, prises par la direction de cette agence. Une sombre affaire d'affectation de véhicules qui auraient changé d'employés en prévision de la grève annoncée pour le 26.
Vous me direz, cette grève ne devrait pas affecter l'une des zones les plus touristiques de l'archipel : Sainte-Anne, Saint-François et le Moule, qui dépend de cette agence. L'eau coule seule dans les tuyaux, le personnel n'étant chargé que de surveiller sa qualité et de maintenir l'installation en bon état de marche. Pourtant, des mains malveillantes (suivant les propos de la Direction) ont tourné des robinets, fermé des vannes et provoqué des coupures d'eau qui ont affecté plus de 10.000 personnes en même temps, mais de façon tournante.
Le responsable du syndicat affirme, naturellement, que les grévistes ne sont pour rien dans ces coupures d'eau.

Le moule étant la commune la moins touristique des trois concernées, se devait de manifester sa gêne de façon différente. En plein centre ville, une entreprise de réparation d'équipements électroménagers prenait feu. Les pompier, rapidement arrivés sur les lieux, furent naturellement très pénalisés par le manque d'eau dans les bornes incendie. Pourtant ils parvinrent quand même à circonscrire le sinistre, au détriment du score de la C.G.T.G.

Pendant ce temps, Gamède, dans un autre hémisphère, était responsable de la cessation d'alimentation en eau de plusieurs dizaines de milliers de personnes. Des coupures généralement préventives, pour éviter des détériorations graves du réseau d'alimentation en eau potable.
Nous accordons donc, sans hésitation aucune, le bénéfice de la première manche au cyclone, par rapport au syndicat C.G.T.G.
Au dernières nouvelles, ayant appris que les syndicalistes de Guadeloupe comptaient l'emporter grâce à la durée de leur action, Gamède serait en train d'amorcer un retour vers la Réunion, sans doute pour disputer une seconde manche.



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