GREVES DE FIN D'ANNEE, UN FORME DE CONGES SUPPLEMENTAIRES ?
Hier soir, nous avons raccompagné Anne-Marie et son époux à leur avion. Nos amis sont repartis vers les froidures de la région parisienne. Pour la seconde année consécutive, Anne-Marie, webmaster du site VieilAlger, est venue faire provision de soleil et de chaleur avant d'affronter les rigueurs de l'hiver métropolitain. Je n'oublie pas, naturellement, son mari, Abdel Rahman, qui, sans faire partie du monde d'Internet, n'en est pas moins un homme charmant et de très bonne compagnie.
Comme à son habitude, Anne-Marie m'avait apporté deux livres rares et très importants sur la régence d'Alger. J'espère en tirer le meilleur profit et enrichir considérablement mon site, « Fartas, le dernier roi d'Alger », avec la matière que je vais en tirer.
A propos de ce dernier site, j'ai eu l'agréable surprise, en consultant le très officiel portail algérien, edjazair.com, de constater qu'il y figurait à une très bonne place et, surtout, que lorsque l'on cherche les sites consacrés à des personnalités historiques algériennes, il en sort deux : Fartas, le dernier roi d'Alger et Messali Hadj. Je crois pouvoir affirmer que je suis le redécouvreur de cette gloire locale, bien tombée dans l'oubli avant que je publie mon roman historique sur le Web.
Les fêtes de fin d'année approchent à grand pas, traditionnellement accompagnées de vastes mouvements de grèves. J'en suis venu à soupçonner mes amis guadeloupéens d'utiliser cette forme d'action sociale pour passer la dernière quinzaine de l'année en famille. Certains diront que je suis mauvaise langue, c'est possible, mais il y a des récurrences curieuses. En est-il vraiment différemment en Métropole ?
Parmi les nombreuses actions en cours, il en est une qui est symbolique, les employés d'une chaîne de restaurants, pratiquant la restauration rapide, ont installé un piquet de grève, depuis cinq à six semaines, devant leurs établissements, pour réclamer l'application de la semaine de 35 heures. Le seul problème, c'est que, comme il est habituel dans ce type d'entreprise, la plus grande partie d'entre eux y a des emplois à temps partiels. Le patron est venu à la télé expliquer qu'il tenait compte, depuis longtemps, des 35 heures dans le calcul des salaires. Un jeune employé a répliqué, qu'en travaillant seulement 10 heures par semaine, il ne bénéficiait pas d'un revenu suffisant pour vivre, il exigeait donc de travailler 35 heures. Voilà bien le type de malentendu qui subsistera longtemps dans notre société capitaliste, dont la plupart des acteurs ignorent tout des principes économiques qui la régissent.
Loin de moi l'idée de dire que l'on peut vivre et fonder une famille en ne travaillant que 10 heures par semaine. Mais, je crois que le sympathique jeune homme ne doit pas considérer qu'il dispose d'un emploi normal, il bénéficie seulement un petit boulot qui pourrait satisfaire un étudiant, mais qui, en aucun cas, ne lui permettra de construire un plan de carrière et de vie familiale. Il ne lui reste plus qu'à s'inscrire à l'A.N.P.E, tout en conservant son emploi à temps partiel en attendant mieux.
Pas de chance ! Les employés de l 'A.N.P.E sont également en grève depuis longtemps. Eux réclament clairement de travailler 32 heures par semaines. Il est clair que pour certains fonctionnaires ou assimilés, travailler 35 heures par semaines correspond à une augmentation du temps de travail, ce qui, dans cette période d'allégresse, où le gouvernement leur a fait croire que tout aller bien et qu'il y avait d'énormes profits à partager, irait curieusement à contre-courant ! Je redoute les lendemains qui déchantent.