La libre littérature française des Amériques







UN MOUSTIQUE ET UN ECOLOGISTE !


Quel rapport peut-il y avoir entre ces deux espèces qui prolifèrent de nos jours ? Des liens beaucoup plus étroits que ceux que l'on pourrait imaginer de prime abord.
Vous me direz que, lorsqu'il n'est pas en même temps terroriste, l'écologiste est beaucoup moins dangereux que le moustique. Voire, voire...
De toute façon, il y a une complicité objective entre eux, c'est flagrant ! Essayez de tuer un moustique avec une bombe de produits autorisés par les écologistes pour cet usage. Vous constaterez la même efficacité qu'obtient la police contre le trafic de la drogue ou le proxénétisme ou la délinquance des banlieues, c'est-à-dire nulle, totalement nulle !
À quoi sert la police alors ? Mais à empêcher que les braves gens s'arment et se mettent à tirer sur les voyous, comme les écologistes servent à vous empêcher de tuer les insectes nuisibles.

Certains trouveront que j'ai l'esprit bien chagrin aujourd'hui, ou que je suis un vieux réactionnaire. Peut-être, mais lorsque vous vivrez dans un pays tropical où les moustiques abondent 365 jours par an, vous verrez si vous serez tendre avec les écologistes. Parce qu'il y a quelques années, les moustiques étaient inexistants, quasiment héraldiqués par les produits déversés en abondance par les municipalités et par les services compétant de la D.A.A.S. Et puis les traitements ont cessé. Certains murmurent qu'ils étaient devenus inefficaces, mais personne ne se souvient d'avoir constaté qu'une campagne de traitement n'ai pas donné de résultat. La réponse est beaucoup plus simple : les écologistes sont entrés au gouvernement !
De la même façon, que nous devons à Mitterrand, le développement de l'extrême droite et la prolifération des Gitans, nous devons aux écologistes la prolifération des moustiques.

Mais que font les hommes politiques de droite ? Pour Lucette (M-C) c'est clair, elle a d'autres chats à fouetter avec son projet de statut pour la Guadeloupe. Sa fibre gaulliste lui laissant entrevoir les prémices d'un grand destin national. D'ailleurs, est-elle vraiment consciente de la gravité du problème ? Les rayons de produits insecticides " bidons " se sont développés dans les magasins et le chiffre d'affaires induit est bon pour l'économie locale, sans parler de l'octroi de mer ! La constante chez les hommes politiques étant d'être incapables d'avoir une vision à moyen terme - le système électoral démocratique les ayant privé de l'organe correspondant - il est fort possible qu'ils n'imaginent pas le terrible effet sur le tourisme que peuvent avoir les moustiques !
Celle des drogués est déjà avérée, puisque la Guadeloupe est classée parmi les pays à risques par les voyagistes américains.

Je sais, je sais, on ne pouvait pas continuer à déverser des horreurs dans les mers, dans les rivières et dans l'atmosphère !
Une simple question toutefois : un pays qui n'a pas connu Robespierre et la Terreur révolutionnaire est-il forcément moins démocratique que ne l'est la France d'aujourd'hui ? Je ne suis pas convaincu que la réponse soit négative !
Ce que je veux dire, par là, c'est que l'on pourrait peut-être faire l'économie des Écologistes de Gôche, comme on aurait pu faire celle de la sanglante révolution de 89 et les Russes, celle de la révolution Bolchevique.

Pourvu que je n'adresse pas, par erreur, cet exemplaire du Petit Journal, à la charmante Laurence, qui vit à Munich et qui m'en veut à mort pour avoir eus l'air de critiquer José Bové (on a les idoles qu'on peut !).

Cela dit, je serai très heureux quand notre bonne maire (voilà que je parle marseillais !) de Sainte-Anne, aura pu faire disparaître l'horrible décharge publique qui défigure les Grands Fonds. Pour cela, il faudra d'abord une déchetterie et une usine d'incinération. La blonde (?) Dominique l'avait dit "je surveillerai que l'on ne construise pas des usines d'incinération trop importantes en Guadeloupe !". Pour l'instant, elle peut dormir tranquille, les chantiers ne sont pas légion. De toute façon, ce n'est qu'au 1° janvier 2002 que les décharges seront prohibées par l'Europe.
À ce propos, il faut relever l'intervention d'un journaliste de R.F.O, qui, commentant l'inauguration d'une usine d'incinération à Marie-Galante (hé, oui !), s'émerveillait que celle-ci, achevée au mois d'août 2001, soit DEJA conforme aux normes européennes qui seront applicables au 1° janvier 2002. Qui a dit que nos hommes politiques et nos technocrates n'avaient qu'une vision à court terme ?

Autre propos télévisuel intéressant : un conseil municipal de Pointe-à-Pitre, affirmait, sur l'irremplaçable CANAL 10, qu'il avait été élu sur le projet de faire de cette chose (la ville), une véritable ville dont les habitant pourront être fiers. Popopo... Que voilà un beau projet ! Il va falloir que je revoie sérieusement mon idée sur la vision à court terme des politiques. Faire de PAP une véritable ville ! Le souffle me manque. On ne parle plus en décennies, mais en siècles ! À moins que, un Badinguet et un baron Haussmann...
Je traversais encore, hier, la partie de la ville qui jouxte la Marina : quel boulot ! Je ne suis d'ailleurs pas certain que les habitants de ces cabanes en tôle, aux loyers sans doute inexistants, soient bien mûrs pour habiter de coquettes maisons, aux loyers exorbitants. À moins que l'on veuille multiplier les hideuses H.L.M qui honorent un autre quartier de la ville !

Je crois qu'il vaut mieux que j'arrête là ce numéro du Petit Journal, ces foutus moustiques m'ont mis d'humeur acariâtre et l'on va croire que je n'aime pas mon île merveilleuse. Il faut quand même dire que ce n'est pas ce qu'ont construit les hommes ( en dehors de quelques hôtels de luxe et d'un bungalow) qui fait le charme de Caloucaera, l'île aux belles eaux !


Note additionnelle du 1° novembre 2001 :
De nouvelles informations me donnent à penser que j'ai accusé à tort les écologistes. En fait, les responsables de la prolifération des moustiques ne seraient pas ces derniers, mais leurs ennemis irréductibles : les chasseurs !
Le paradoxe n'est qu'apparent, les motivations sont les mêmes. Les chasseurs craignent que l'élimination des moustiques n'entraîne la destruction d'autres insectes et, par voie de conséquence, la diminution du gibier à plume. Louable motivation, s'il en est. Espérons seulement que les habitants ne soient pas tous tués par la dengue et que les touristes ne disparaissent pas également.

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