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LUXE, CALME ET VOLUPTE...


La Côte d’Azur niçoise… Luxe, calme et volupté…

Pour le luxe, pas de problème, il abonde ; le calme, c’est beaucoup moins évident ; la volupté, si on ne l’a pas apportée avec soit, elle s’offre ou se vend tout au long de la Promenade des Anglais !
Certes, c’est toujours un merveilleux endroit, mais que de béton, que de béton ! Rares sont les collines qui ont échappé à un envahissement de constructions disparates. Pourvu que les Antilles ne connaissent pas un tel développement dans les années à venir !
Bien sûr, les équipements publics sont infiniment mieux traitées qu’en Guadeloupe : les lignes téléphoniques et électriques sont systématiquement enfouies ; le tout-à-l’égout est généralisé, avec des usines de retraitement des eaux usées modèles, qui prennent en charge également tous les ruisseaux qui se déversaient jadis dans la mer ; plus aucune décharge, sauvage ou contrôlée, n’égaie les paysages. Les villes sont bien tenues : constructions généralement de qualité ; façades peintes fréquemment ; trottoirs en parfait état ; rues propres… Une sorte de négatif, ou plutôt de positif des villes antillaises
Alors, me direz-vous, que faites-vous sous les tropiques ?
La réponse tient en peu de mots : le climat et la qualité de vie.
La Guadeloupe est, à la Riviera française, ce que la culture bio est à l’agriculture intensive : elle donne des fruits naturels, parfois un peu gâtés sur les bords, bien moins policés, mais combien plus savoureux !

La zone urbanisée continue, qui s’étend de Cannes à Menton, commence à ressembler à une vaste fourmilière, et pas seulement l’été, toute l’année. La circulation y est démentielle, sans doute pour ne pas dépayser les Parisiens en vacances. Les indigènes sont peu à peu repoussés dans les vallées intérieures, qui ne manquent pas de charme, mais qui ne sont plus tout à fait la Côte d’Azur maritime. La frange côtière est complètement domestiquée et exploitée à outrance.
La crise industrielle du nord de la France a provoqué un exode d’habitants modestes, qui s’agglutinent dans les quartiers de même nom. Cette même crise a simultanément enrichi une population internationale qui accapare les plus beaux sites. On peut encore regarder, mais plus toucher !
La Californie française, me direz-vous ? Si vous pensez cela, c’est que vous n’avez pas voyagé dans la vraie et n’avez pas connu ses grands espaces. La Californie a une superficie qui représente les 4/5 de celle de la France entière. La seule ville de Los Angeles s’étend sur l’équivalent de toute la bande littorale de la Côté d’Azur !
La Guadeloupe, c’est un peu la Corse, avec un bien meilleur climat et beaucoup moins de bombes
Tout cela pour vous dire, qu’après avoir passé cinq semaines à Nice, je rentre chez moi sans états d’âme et même avec une satisfaction profonde. Et tant pis si les trottoirs sont aussi rares que les prostituées, à Sainte-Anne !


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