Notre bon maire, Marcellin Lubeth, a perdu son poste à la mairie de Sainte-Anne.
Comme disait un commentateur politique local, sur la chaîne Canal 10, «cet homme politique est si gentil, qu'on devrait le laissait mourir tranquillement à son poste.». C’est vrai, que va faire Marcellin pour meubler ses dernières belles années, après avoir occupé son poste pendant presque quarante ans ? Les gens sont non seulement ingrats, mais surtout cruels
À ce cher Marcellin, nous devons deux propos qui mériteraient de passer à la postérité. N’étant pas Saint-Simon, je doute que mon journal suffise, mais essayons quand même.
Avec un bel élan de sincérité, le brave homme a déclaré sur R.F.O, entre les deux tours, «il est vrai que pendant les trois années durant lesquelles j’étais président du Conseil Général, je n’ai pas pu m’occuper beaucoup de ma commune, mais à présent que je suis battu aux cantonales, j’aurais tout le temps nécessaire pour le faire !» Et décidément en veine de franchise, il expliqua, dans les minutes qui suivirent, pour répliquer à son adversaire qui lui reprochait d’avoir diminué exagérément l’assiette des impôts locaux, ce qui ruinait le budget tout en faisant croître anormalement la pression fiscale sur ceux qui payaient : «vous savez, chez nous, on construit généralement sans permis de construire, comment voulez-vous faire payer pour des maisons qui n’ont pas d’existence légale ?»
Décidément, ils nous les ont changés, il n’y a pas si longtemps, les Communistes osaient encore affirmer bien fort «il faut faire payer les riches !»
Oui, les électeurs aussi changent. Dans le pays de la civilisation du «Poteau Mitant», ou la phallocratie devrait se porter à merveille, le brave Marcellin s’exclama à plusieurs reprises, au cours du face-à-face avec sa concurrente, la demoiselle Marlène Captant, «elle ne comprend rien aux comptes, tous ses chiffres sont faux» avec un petit air de sous-entendu, en direction de ses confrères spectateurs porteurs de burnes : «Comme si une bonne femme pouvait comprendre quelque chose aux affaires d’hommes». Et bien, mes pauvres amis (masculin pluriel), c’est à ne plus rien y comprendre… À moins qu’il n’y ait que les femmes qui votent... Avec leur histoire de «Poteau Mitant», allez savoir…
C’est quoi cette histoire de «Poteau Mitant» ? C’est tout simple, dans ce pays où l’immigration massive des hommes crée un déséquilibre démographique en leur défaveur, ceux-ci peuvent prétendre à obtenir les faveurs de plusieurs femmes simultanément. Relisez calmement, ce n’est pas si compliqué que cela.
Ces beaux messieurs, papillonnent donc dans plusieurs foyers, où ils procréent sans compter et sans bénédiction nuptiale. On assiste à la prolifération de familles constituées d’une femme seule élevant péniblement plusieurs enfants. Les voilà les fameux Poteaux Mitant, ces pécheresses qui expient ainsi leur légèreté congénitale, plantée comme un poteau au milieu de leur marmaille, pendant que les hommes s’occupent d’affaires vraiment importantes, comme le Zouk ou les combats de coqs. Résultat, cet état de fait scandaleux a des effets carrément pervers sur les mentalités : les hommes s’infantilisent et les femmes mûrissent. Quand je vous dis qu’il n’y a plus de justice !
Et cela explique peut-être pourquoi il y a tant de femmes élues maires en Guadeloupe. Si je n’étais Alexandre, je voudrais être Diogène
Je ne crois pas qu’il y ait un pays où, davantage qu’en Guadeloupe et à Sainte-Anne en particulier, la femme soit l’avenir de l’homme